21.03.2008
Les autolâtres au piquet...
Aujourd’hui, je m’offre un petit plaisir : un geste gratuit, bête et méchant comme on aime parfois, celui qui consiste à se réjouir du malheur des autres.
On commence par Strasbourg avec la bonne grosse raclée de Fabienne Keller : une enfant gâtée qui vit mal (et sans dignité) cet échec très personnel et qui a beaucoup pleuré entre les deux tours. Arrogance, vanité, mépris, caprices et autres bassesses du quotidien ont fait la ronde tout au long de ce mandat despotique. Le verdict devait être sévère, il fut atomisant. Hop là !
Un petit tour de France qui nous emmène très vite à Pau. Jubilatoire ! On l’espérait, c’est arrivé, il s’est vautré et c’est bien fait. Va t-il enfin se taire, ce sempiternel casse-pieds ? Sa face de carême, pétrie par l’outrage sacrilège sur sa personne par ces gros ploucs de Béarnais, évoquait à elle seule la signification du mot « déconfiture ». Un régal, je vous dis. « Tout ceci est le résultat d’une manoeuvre », déclare François Bayrou. Bien vu. Bien fait ! Un destin national en vrille et un piteux retour au pays viennent peut-être ainsi répondre à ses contorsions opportunistes.
Un crochet par Hénin-Beaumont : un gros râteau, pas forcément mérité, mais sûrement instructif pour Marine qui confirme le mauvais score du premier tour. Une omniprésence sur des terres qui ne sont pas les siennes en aura sans doute agacé quelques-uns. Pour cette conseillère régionale d’Ile-de-France, l’attrait soudain pour cette ville et surtout pour une circonscription « gagnable » dans le Nord où le travail de terrain a été accompli par un autre pendant des années, est peut-être perçu comme de la convoitise, ce qui manque sérieusement de panache à qui veut succéder à Papa.
Voilà pour les autolâtres.
Si l’on évoque le cas de Paris, on tombe là dans l’excès inverse : la nunucherie incarnée par Françoise de Panafieu, qui est allée aux électeurs comme les marquises allaient aux pauvres. A Paris, on reste donc rose et féminisant. La droite parisienne s’est étalée dans les couloirs de bus, entre Maréchaux et petite ceinture, avec un crochet mal avisé vers une idée de grande mosquée. Vouloir séduire les bobos tout en essayant de déjouer les embuscades de ces vieux machos de l’UMP et de faire oublier les vilains tripatouillages financiers des élus RPR à la Mairie de Paris, était un pari à haut risque pour celle qui patrouille dans la vie politique à la manière d’un chien truffier.
Ces quelques cas évocateurs de la conduite désincarnée de la chose politique peuvent nous ragaillardir dans cette belle idée que nous avons du bien commun et de la nécessaire abnégation qui doit accompagner ceux qui veulent la servir.
Chantal Spieler
23:19 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : chantal spieler, alsace, strasbourg, histoire, shoa, synthèse nationale, sarkozy
19.04.2007
Le 17 mars dernier, en Alsace
C’est, tout un symbole, au cœur du vignoble alsacien cher à Claude Autant Lara et à Julien Freund que s’est déroulé le 8ème congrès d’Alsace d’Abord, samedi 17 mars. Pour le mouvement régionaliste alsacien, il s’agissait, d’affirmer clairement son retour sur la scène politique locale. Les 200 délégués présents tout au long de la journée ne s’y sont pas trompés. Ils ont réélu Robert Spieler à la présidence, entériné l’élargissement du Conseil d’Administration et pris acte des engagements électoraux à venir, parmi lesquels les élections législatives et municipales.
C’est à Jacques Cordonnier, Secrétaire Général, qu’il a d’abord incombé de retracer l’historique du mouvement qui fêtera ses 20 ans à l’occasion de son prochain congrès. De l’Alsacienne voilée à la campagne contre l’adhésion de la Turquie à l’Europe, le premier mouvement régionaliste d’un point de vue électoral avait de quoi se réjouir ce d’autant plus qu’une forte relève se fait désormais entendre.
Une jeune Alsace
Fabrice Lauffenburger, président du mouvement Jeune Alsace, et Nicolas de Lamberterie avaient, en effet, réuni pour l’occasion une très forte délégation de jeunes particulièrement motivés.
Christian Chaton, Conseiller général du canton de Sainte-Marie-aux-Mines et nouveau vice-président d'Alsace d'Abord, fort de son expérience personnelle, insista alors sur la nécessité d'ancrer toute action politique tant sur le plan associatif qu'électoral. L'exemple, largement médiatisé, de l'association Solidarité alsacienne dirigée par Chantal Spieler confirma la justesse de cette ambition. Enfin Roland Vernizeau réclama plus de pouvoir pour des régions enracinées alors qu’Agnès Harnist fut particulièrement applaudie lorsque, défendant le bilinguisme, elle affirma qu’elle ne voulait pas qu’il y ait un dernier des Alsaciens comme il y eut un dernier des Mohicans
Le congrès n'échappa pas à l’évocation de la prochaine présidentielle. Vu les divergences avec certains responsables frontistes sur les idées régionalistes, il ne fallait pas s'attendre à une adhésion totale d'Alsace d'abord à la campagne du candidat national. Néanmoins, dans son discours d'ouverture, Robert Spieler avait rappelé son appel diffusé pour que Jean-Marie Le Pen obtienne ses 500 parrainages. Appel qui fut d'ailleurs suivi d'effet au sein de son mouvement puisque Christian Chaton accorda sa signature au président du FN. Roland Hélie, invité en tant que directeur de la revue Synthèse nationale, tint à rappeler que, pour l’immense majorité des militants nationaux, le véritable danger n'est pas le bilinguisme ou l'attribution de plus de pouvoirs aux régions mais l'invasion voulue et organisée par le système et la menace de plus en plus pressante que celle-ci fait peser sur nos identités.
Une Europe puissante et identitaire
Partisan d’une Europe puissante et identitaire, Alsace d’Abord, avait également reçu de nombreux messages de soutiens, tant de mouvements que de personnalités enracinées. Robert Spieler remercia alors autant le FPO, la Ligue du Nord que le Député européen flamand Philipp Clays, le Président de Terre et Peuple Pierre Vial et Jean-Yves Le Gallou, Président de la Fondation Polémia. Ce furent ensuite aux délégations de venir s’exprimer
Xavier Guillemot, président de l’Idée Bretonne, porteur d’un message fort de Yann Fouéré pour Alsace d’Abord, encouragea les militants présents suivi en cela par le sénateur du Vlaams Belang Frank Creyelman et la députée Hilde de Lobel. Fabrice Robert pour le Bloc Identitaire, entouré de Philippe Vardon pour Nissa Rebella, s’exprima enfin pour souligner les nouvelles voies qui s’ouvrent pour un militantisme décomplexé.
Fort d’un tel engouement, le congrès d’Alsace d’Abord ne pouvait s’achever sans un symbole fort. C’est pourquoi l’assemblée entonna pour la première fois depuis longtemps l’hymne alsacien « » avant qu’une choucroute ne marque l’attachement des congressistes pour une gastronomie clairement identitaire et n’ouvre la voie à une soirée de camaraderie comme les Alsaciens en ont le secret.
Etienne Jung ( paru dans www.rivarol.com)
12:17 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : alsace, dreux, vernouillet, identité, politique, spieler, d'abord
06.10.2006
Nouvelles d'Europe
| A quelques jours des élections communales en Flandres, le mouvement régionaliste Alsace d’Abord apporte son soutien à l’ensemble des équipes, cadres et militants du Vlaams Belang et aux différents partis associés à ce dernier. Pour Alsace d’Abord, le Vlaams Belang démontre la nécessité et le devoir d’incarner des alternatives identitaires de proximité. Le mouvement régionaliste incite également ceux de ses militants disposant d’amis en Flandres à leur conseiller un vote utile : le vote flamand et identitaire incarné par le Vlaams Belang. Après les élections de ce dimanche en Autriche et la percée du FPO, Alsace d’Abord souhaite que le dimanche à venir marque la victoire du Vlaams Belang en Flandres Christian Chaton – Conseiller Général de Sainte Marie aux Mines Jacques Cordonnier – Secrétaire Général d’Alsace d’Abord |
15:45 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : alsace, droite nationale, dreux, vernouillet, politique


