« 2007-08 | Page d'accueil | 2007-10 »

18.09.2007

Bandes ethniques

 

Agression de gendarmes à Ecquevilly

Cette information n'est étrangement parue sur aucune site d'information en ligne ni reprise par les grands médiats. Elle a fait l'objet d'un petit article d'une centaine de mots dans Nice Matin du 10 septembre 2007.

Des "échauffourées" ont éclaté dans la nuit du samedi 8 au dimanche 9 entre des gendarmes et des jeunes de la cité du Parc à Ecquevilly dans les Yvelines, sans qu'aucune interpellation ne soit réalisée.
Une patrouille de gendarmerie poursuivait deux hommes à moto, sans casque, avant d'être prise à partie par une dizaine de racailles de la cité. Les gendarmes ont percuté une borne incendie après avoir évité un vélo lancé contre leur véhicule. Sous la pression de la foule, ils ont dû faire usage de leurs bombes lacrymogène pour se dégager et repousser leurs agresseurs en attendant les renforts.
Une voiture de gendarmerie a eu le pare-brise explosé par un pavé.
Selon la gendarmerie la cité d'Ecquevilly est "sous tension" depuis jeudi.

Sans doute ce jour-là les médiats avaient-ils de plus importantes informations à traiter. La visite de 15 minutes d'un ministre au Groenland, le lancement d'un "plan national anti-glandouille" (*), ou une parodie de jogging effectuée par un président de la République...

Ce week end, à Dreux,  des femmes de la police municipales ont été victimes de jets de cailloux de la part « des jeunes », autrement dit des bandes ethniques, qui sont chez elles chez nous comme le prétendait François Mitterrand ! Mais que les Drouais se rassurent, les successeurs des socialistes, à part le fait d’être des forts en gueule, ne feront rien pour améliorer les choses…

11.09.2007

Non assistance à pays en danger!

M. Sarkozy nourrissait l'illusion que quelques réformes superficielles, accompagnées d'une campagne médiatique permanente, pourraient sauver le système français. Il se trompait évidemment, et les faits sont déjà en train de le lui confirmer. L'économie stagne, les emplois disparaissent ou se délocalisent, les régimes sociaux sont à l'agonie, les incidents liés à l'immigration se multiplient et s'aggravent. Face à cette catastrophe, le président de la République multiplie les déclarations de matamore, jurant d' « aller chercher la croissance » comme un shérif promet de récupérer le butin des voleurs. Tout cela serait risible si ce n'était aussi grave. Car la déception sera à la mesure de l'espérance et nul ne sait comment le pays en sortira, ni en quel état.

Le fond du problème est qu'il n'y a pas de débat en France. Les médias sont systématiquement fermés aux opinions jugées non conformes à la pensée dominante, et celle-ci, même si elle commence à admettre que la société de prélèvement et d'assistance a trouvé ses limites et se traduit par un échec, n'accepte toujours pas que soient formulées les solutions de véritable changement. C'est tout le sens de la campagne présidentielle victorieuse de M. Sarkozy. Il a proclamé sa volonté de rupture mais n'en a inclus aucun des moyens dans son programme. Il s'est ainsi rendu acceptable à la pensée dominante, mais notre pays n'a pas avancé d'un pouce sur la voie du redressement.

Tout est donc à recommencer. A ceci près que l'évidence de la crise n'autorise plus le moindre atermoiement. La France ne s'en sortira que si elle baisse drastiquement ses dépenses publiques, qu'elles soient le fait de l'Etat ou des régimes sociaux, et qu'elle se ferme sévèrement à toute nouvelle immigration. Les esprits y sont prêts. Il ne manque qu'une formulation politique claire et un engagement crédible de la part de ceux qui seront les acteurs de cette politique. Mais ces conditions, qui seraient si simples à remplir dans n'importe quelle démocratie authentique, s'apparentent, en France, à un chemin de croix, tant l'accès aux grands médias est difficile et tant l'opinion, écrasée de soucis quotidiens et anesthésiée de distractions débiles, est amorphe.

Bien entendu, on ne manque pas, chez nous, de démagogues prêts à nous promettre le soleil à minuit pour peu qu'on se rallie à leurs mensonges et qu'on leur donne le pouvoir. Il se peut fort bien, dans l'état où se trouve notre pays, que l'un d'entre eux s'impose. On n'a pas de peine à imaginer vers quels désastres nous nous acheminerions. Pour échapper à cette affreuse perspective, on ne peut guère miser que sur un réveil de l'opinion sous l'effet des difficultés croissantes éprouvées par le peuple et sur un sursaut de conscience des responsables des médias. L'un et l'autre se produiront d'ailleurs ensemble, tant il est vrai que les médias finissent toujours par suivre le peuple. Le problème est qu'en la circonstance, il faudrait un peu le précéder, afin de lui faire entrevoir les solutions que sa colère ne lui conseillera pas.

La crise française est une crise des élites. Elles ont été sélectionnées pour se servir et non pour servir. Mais vivre sur la bête implique que celle-ci demeure en vie. Cette évidence a été oubliée. Nous sommes en train de le payer. Alors disons-le clairement à tous ceux qui pourraient agir et ne le font pas : vous êtes coupables de non-assistance à pays en danger!

Claude Reichman
Porte-parole de la Révolution bleue
www.claudereichman.com